Roger Corman

 

 

 

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Hommage à Roger Corman
Corman’s World d’Alex Stapleton (Corman’s World: Exploits of a Hollywood Rebel, 2011, 1h35)
L’Affaire Al Capone de Roger Corman (The St. Valentine's Day Massacre, 1967, 1h40)

 

 

 

 

Une biographie filmée du producteur-réalisateur Roger Corman, la légendaire figure de l’anti-establishment hollywoodien. Le documentaire de la jeune cinéaste américaine Alex Stapleton visite la carrière de Roger Corman (réalisateur de The Intruder, La Petite boutique des horreurs, Mitraillette Kelly, du cycle Edgar Poe), le producteur aux 397 films (à l’heure où nous écrivons ces lignes !), l’homme capable de réaliser un long métrage en trois jours, celui à qui l’on doit également le lancement des carrières de Jack Nicholson (qui témoigne dans le film), Joe Dante, Francis Coppola, Martin Scorsese, Monte Hellman et de nombreuses autres personnalités du cinéma américain.

 


Roger Corman


« En 1970, les chances que quiconque prenne le risque de confier un film à un réalisateur débutant était très minces. C’est ainsi que j’ai pu engager les jeunes diplômés les plus doués pour écrire des scénarios ou réaliser chez New World. Le studio produisait et distribuait entre douze et quinze films par an, et ils étaient faits en majorité par des débutants comme Joe Dante, Martin Scorsese, Jonathan Demme, Curtis Hanson, et bien d’autres.
Le souvenir que j’ai de cette période et de ceux qui en ont été partie prenante, c’est que faire des films chez New World était une activité où tout le monde intervenait et s’amusait. On travaillait vite et on prenait des risques. Pour chacun d’entre nous, il reste de tout cela le souvenir d’une expérience créative et stimulante. Se mettre en quatre pour aider un camarade à faire le meilleur film possible, voilà peut-être l’apprentissage idéal pour un futur réalisateur. »

Roger Corman. Préface à Joe Dante et les Gremlins de Hollywood. Sous la direction de Bill Krohn (Editions des Cahiers du Cinéma)

 

On ne dira jamais assez l’importance de Roger Corman, la profondeur de l’influence qu’il a exercée sur plusieurs générations de cinéastes, et le rôle déterminant qu’il a joué dans de nombreuses carrières de réalisateurs et d’acteurs américains.
Véritable homme-orchestre du cinéma américain, son profil n’a pas d’équivalent dans l’histoire du cinéma mondial. Sa carrière couvre plus de cinquante ans, au cours desquelles il a réalisé plus de cinquante films et produit près de quatre-cent autres…

Après une formation d’ingénieur, Roger Corman renonce rapidement à exercer ce métier pour se consacrer au cinéma qu’il vénère. Il occupe divers emplois (garçon de course pour la Fox, agent littéraire, scénariste…) avant de produire son premier film en 1953 et de passer à la réalisation en 1955.


L’ensemble de son œuvre se singularise par la faiblesse du budget et la rapidité du tournage, caractéristiques des productions dites « de série B » de l’époque, mais aussi par une inventivité formelle et une tonalité subversive très personnelle. Il débute par des westerns, mais s’illustre rapidement dans tous les genres : science fiction, film de gangsters, mélodrame, musicaux, comédie, fantastique. C’est dans ce genre qu’il excellera avec un cycle de films adaptés du romancier Edgar A. Poe. L’influence formelle de ces films sur la génération des réalisateurs cinéphiles sera considérable, de la fin des années 60 jusqu’à Tim Burton, David Lynch et Quentin Tarantino.


Les contraintes budgétaires contribuent à la fraicheur, à l’inventivité et à la cohérence de ces films, aujourd’hui unanimement reconnus.

Parallèlement à sa carrière de cinéaste, il poursuit ses activités de producteur et contribue ainsi aux premiers pas de Francis Ford Coppola, Monte Hellman et Peter Bogdanovich.
En 1970, il fonde sa propre compagnie New World Pictures, dont l’activité le fait renoncer presque complètement à la réalisation. A la tête de celle-ci, il fait débuter de nombreux réalisateurs : Martin Scorsese, Paul Bartel, Joe Dante, Jonathan Demme, James Cameron…
On lui doit aussi la découverte de nombreux acteurs dont Jack Nicholson, Robert De Niro, David Carradine ou Sylvester Stallone.

Enfin, cinéphile ardent, il a œuvré à la diffusion sur le territoire américain du meilleur du cinéma européen, canadien et asiatique en assurant la distribution de films de Fellini, Bergman, Truffaut, Resnais, Cronenberg ou Kurosawa.

De nombreux réalisateurs, dont Joe Dante, Jonathan Demme ou Wim Wenders, lui ont rendu hommage en lui confiant un petit rôle dans un de leurs films.

 

L’Affaire Al Capone

« Tourné dans un style semi-documentaire, le film souffrit de sortir immédiatement après Bonnie and Clyde de Penn qui, quant à lui, préféra une approche romantique des gangsters. Corman choisit, comme pour ses trois autres films de gangsters, une description quasi clinique de ces personnages névrosés ou psychotique : il ne juge pas et se retire derrière les actions de ses personnages. Corman injecte, comme à son habitude, quelques notes d’humour noir dans cet excellent film. Grâce à sa rapidité de tournage, il économisa près de 400 000 dollars à la Fox, par rapport au budget initialement prévu. »
Stéphane Bourgoin. Roger Corman.




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