Roger Corman

 

Né aux États-Unis en 1926, Roger Corman commence par suivre des études d'ingénieur à l'Université de Stanford, mais après l'obtention de son diplôme, en 1947, il se passionne pour le cinéma. Il trouve un emploi de garçon de courses dans les studios de la 20th Century Fox, avant de gravir les échelons. On finit par lui confier la lecture de scénarios. Après un séjour en Europe où il poursuit des études de lettres à l'Université d'Oxford, il crée une agence littéraire, puis se consacre à la rédaction de scénarios.
Roger Corman est la figure de proue des réalisateurs américains de séries B des années 1950. Roi du système D, il boucle certains tournages en à peine quelques jours. Parti de rien, il acquiert rapidement la réputation d'un réalisateur capable de mettre en scène des films rentables avec peu de moyens : quelques acteurs pour figurer des armées, des décors en carton-pâte et des costumes à la limite du kitsch. La vente de son premier scénario lui permet de produire son premier film, Monter From the Ocean Floor (1954) de Wyott Ordung, tourné en six jours. Il entre ensuite dans une société de distribution, l'American Releasing Company, qui devient l'American International Pictures (AIP). Dès 1955, il passe à la réalisation avec un western, Five Guns West. Dès lors, il met en scène jusqu'à cinq films par an. Ses productions se tournent rapidement vers des sujets contemporains : délinquance, rock, beatniks. Avec l'expérience, il introduit de l'humour dans des satires de l'Amérique des années 1950. The Wasp Woman (1959), par exemple, traite de l'éternelle jeunesse, obsession de la femme moderne. En 1958, il se fait remarquer grâce à un thriller violent, Machine Gun Kelly, où il montre un sens du rythme et son talent de directeur d'acteurs. Avec The Little Shop of Horrors (1961), tourné en deux jours et une nuit, il achève le cycle des tournages en un temps record. Il se lance alors dans l'adaptation des œuvres d'Edgar Allan Poe. Il construit parfois tout un scénario à partir d'une strophe - The House of Usher (1960), The Pit And The Pendulum (1961), Masque of The Red Death (1964), The Tomb of Ligeia (1964). En 1962, il s'accorde une parenthèse dans ce cycle avec un plaidoyer contre la ségrégation raciale, The Intruder, présenté au festival de Venise. En 1965, il se tourne vers des films pour les jeunes générations : The Wild Angels (1966) et The Trip (1967), dont le scénario est signé par Jack Nicholson, alors inconnu. Corman est également célèbre pour avoir découvert de nombreux talents : Francis Ford Coppola, Monte Hellman, Martin Scorsese, Dennis Hopper. En 1970, il fonde la New World Pictures et se consacre à la production et à la distribution. Il permet aux Américains de découvrir des œuvres européennes comme Cris et chuchotements (1972) d'Ingmar Bergman, Amarcord (1973) de Federico Fellini, L'Histoire d'Adèle H (1975) de François Truffaut. Il ne revient à la réalisation qu'en 1990, avec Frankenstein Unbound, un film nostalgique de l'esprit des années 1960. En 1990, Roger Corman publie son autobiographie, How I Made a Hundred Movies in Hollywood and Never Lost a Dime (Comment j'ai fait une centaine de films à Hollywood sans jamais perdre un sou).

Il a répondu présent à notre invitation, Roger Corman sera donc l’un des invités d’honneur du festival Lumière 2011, où un hommage lui sera rendu, notamment avec la projection du documentaire Corman’s World.

 

Source : http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=9113




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