Hippolyte Girardot

 

Diplômé de l'École Nationale des Arts Décoratifs, il se destine initialement à une carrière de dessinateur ou de directeur artistique au cinéma. Il accepte des petits rôles dans deux films de Yannick Bellon en 1973 puis 1981. Entre temps il réalise des courts métrages.
C'est en 1982 qu'il prend réellement goût au métier de comédien, sur le tournage de Le Destin de Juliette (Aline Issermann). Hippolyte Girardot joue dans trois films dès 1983, dont Le Bon plaisir (Francis Girod) qui lui apporte une certaine reconnaissance car il est nominé au César du meilleur acteur. Tous ses premiers rôles sont ceux de jeunes hommes délicats, fragiles comme dans Manon des sources de Claude Berri (1985) où il tient le rôle de l'instituteur amoureux d'Emmanuelle Béart. Son interprétation d'un jeune homme désabusé face à la jungle de notre société moderne dans Un monde sans pitié (1988), film culte d'Éric Rochant, lui permet d'accéder à la célébrité, et il est à nouveau nominé aux César. Il choisit ensuite un rôle fortement dramatique dans le terrible Hors la vie de Maroun Bagdadi (1991) où il incarne Roger Auque, journaliste français retenu en otage au Liban. Il peut aussi jouer des personnages loufoques comme dans Confessions d'un barjo de Jérôme Boivin (1991) ou Vive la République (Éric Rochant, 1996). Sa grande sensibilité lui confère une aisance particulière dans les comédies sentimentales. Ainsi, il s'illustre dans Après l'amour de Diane Kurys (1991) et Toxic Affair de Philomène Esposito (1992) aux côtés d'Isabelle Adjani. Il fait partie de la nouvelle génération d'acteurs français des années 1980 et 1990. Ses rôles des années 2000 suivent la même alternance de registres. En 2003 Arnaud Desplechin le dirige en homme d'affaire véreux et cynique dans le drame Rois et Reine. Pascale Ferran lui offre un grand rôle dans le drame Lady Chatterley (2005) puisqu'il interprète Clifford, l'époux malade de l'héroïne. Dans la comédie Où avais-je la tête ? de Nathalie Donnini (2006), Hippolyte Girardot est Paul-Vincent, un banquier vieux-garçon qui va tomber amoureux de l'écervelée Agnès. Arnaud Desplechin fait de nouveau appel à lui dans la comédie dramatique Un conte de Noël (2007) pour jouer le personnage de Claude, le mari d'Anne Consigny. Toujours en 2007, il est tête d'affiche du film d'Amos Gitai Plus tard, où il donne la réplique à Jeanne Moreau ; sur fond du procès de Klaus Barbie, le film évoque les rapports mère-fils. L'année suivante, on retrouve le comédien en étrange médecin dans Le Crime est notre affaire, la comédie policière de Pascal Thomas. Hippolyte Girardot passe derrière la caméra et coréalise Yuki et Nina (2008) avec le Japonais Nobuhiro Suwa, un film poétique et délicat, salué par la critique et le public (prix SACD, prix Europa Cinema…), qui raconte la belle histoire d'une amitié entre deux petites filles et imagine l'univers onirique de l'enfance.
En 2011, on a pu le voir notamment dans La Conquête de Xavier Durringer et La Lisière de Géraldine Bajard.

En 2012, il sera à l’affiche du prochain Alain Resnais, Vous n’avez encore rien vu. En attendant, Hippolyte Girardot participe au festival Lumière 2011 et présentera le film de Maurice Pialat Loulou

Source : http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=63906




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