Frankenstein Junior

Mel Brooks

États-Unis, 1974


Séance exceptionnelle le Alpha Cinéma
Séance exceptionnelle le Alpha Cinéma
Frederick Frankenstein (Gene Wilder), le petit-fils du célèbre docteur, travaille à la faculté et ne veut plus entendre parler de son grand-père. Il demande même que son nom soit prononcé Frankenstine. Mais le voilà qui hérite de la demeure familiale. Arrivé en Transylvanie, il fait la connaissance des deux domestiques, Igor (Marty Feldman) et Frau Blucher (Cloris Leachman). Très vite, le passé refait surface…

À l’énoncé de ce résumé – noms des acteurs compris – qui n’a pas immédiatement envie de (re)voir le film ? Frankenstein Junior est, avec Le Shérif est en prison (Blazing Saddles, 1974), l’apogée de la carrière comique de Mel Brooks. Il est aussi en tête des parodies et seul Le Bal des vampires de Roman Polanski (The Fearless Vampire Killers, 1967) rivalise. L’irrésistible Mel Brooks réussit là où beaucoup ont échoué : réaliser une satire où le moindre détail est contrôlé, où le comique n’est jamais bâclé et surtout créer un univers profondément respectueux du modèle. Tout d’abord le casting : Gene Wilder, au sommet de sa carrière, qui campe un docteur Frankenstein tourmenté et attendrissant et des seconds rôles exceptionnels, Peter Boyle dans le rôle de la créature ou encore le regretté Marty Feldman, le bossu dont l’excroissance dorsale change de côté au gré de son humeur et dont les grands yeux globuleux se meuvent séparément l’un de l’autre. Mel Brooks accorde une importance toute particulière à la composition visuelle et sonore de ses plans : la lumière expressionniste teintée de brouillard et déchirée par la foudre, le hennissement des chevaux dès qu’on prononce le nom de la satanique intendante Frau Blucher. La bâtisse aux allures gothiques avec ses couloirs labyrinthiques et obscurs recèle un passage secret (inoubliable !) sous forme d’une bibliothèque pivotante, tellement rapide qu’on n’a pas le temps de la déclencher et de la franchir. Le récit, maîtrisé d’un bout à l’autre, commence par la reconstitution fidèle du roman de Mary Shelley, agrémentée d’hommages au Frankenstein de James Whale (Frankenstein, 1931) avec Boris Karloff. Il va ensuite de folies en folies, à la Mel Brooks : anthologique, la séquence de démonstration au public de la créature qui vire au numéro de claquettes, et géniale l’utilisation du noir et blanc qui offre au spectateur le plaisir de rire autant que de s’éblouir d’une formidable reconstitution de l’âge d’or des monsters movies de la Universal.

 

TERRY PRATCHETT POUR CREER IGOR

Dans le film, Igor, le sympathique assistant maladroit, demande à Frankenstein de l’appeler Aïgor en réaction à la demande du docteur de se faire appeler Frankenstine.

 

DU NOIR ET BLANC AU VERT !

Mel Brooks imposa le tournage du film en noir et blanc à la Fox au terme d’une terrible bataille. Le studio céda à la condition que le noir et blanc ne soit pas utilisé pour les photos d’exploitation afin de ne pas décourager le public à l’entrée des salles. Par provocation, Mel Brooks teinta la peau de sa créature en vert ! C’est ainsi qu’il apparaît sur les photos publicitaires d’origine.

 

APPARITION DE GENE HACKMAN

Parmi les références, citons le laboratoire, construit à partir des vrais éléments de décors de Frankenstein de James Whale, la femme du docteur, coiffée dans le film comme Valerie Obson dans La Fiancée de Frankenstein du même James Whale (The Bride of Frankenstein, 1935). Brooks adapte également fidèlement certains passages du roman de Mary Shelley comme la rencontre entre la créature et l’aveugle. Ce dernier, bien maladroit dans le film, est joué par Gene Hackman.

 

ELEPHANT MAN, L’AUTRE CREATURE DE MEL BROOKS

Passionné par l’histoire de John Merrick, l’homme atteint d’éléphantiasis à la fin du XIXe siècle, Mel Brooks produisit, en 1980, Elephant Man de David Lynch, qu’il contacta après avoir vu Eraserhead (1976). Il demanda la musique à John Morris, son musicien attitré, obligeant ainsi Lynch à son unique infidélité à Angelo Badalementi, qui signera toutes les autres musiques de ses films.

 





Frankenstein Junior
(Young Frankenstein)
États-Unis, 1974, 1h45, couleur, format 1:85

Réalisation : Mel Brooks
Scénario : Gene Wilder et Mel Brooks, adapté du roman Frankenstein de Mary Shelley
Photo : Gerald Hirschfeld
Musique : John Morris et Victor Herbert
Montage : John C. Howard
Décors : Dale Hennesy et Robert De Vestel
Effets spéciaux : Hal Millar et Henry Millar Jr
Costumes : Dorothy Jeakins
Production : Michael Gruskoff

Interprètes : Gene Wilder (Dr. Frederick Frankenstein), Marty Feldman (Igor), Peter Boyle (la créature), Cloris Leachman (Frau Blücher), Teri Garr (Inga), Kenneth Mars (Inspecteur Kemp), Gene Hackman (l’aveugle), Richard Haydn (Falkstein), Liam Dunn (Mr. Hilltop), Danny Goldman (étudiant en médecine)

Sortie aux États-Unis : 14 décembre 1974
Sortie en France : 13 août 1975

Distributeur : Splendor Films

Copie neuve.

Ressortie en salles le 26 octobre 2011






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