The Plague Dogs

Martin Rosen

Grande-Bretagne, 1982


Séance exceptionnelle le Alpha Cinéma
Sujets à des expériences scientifiques, deux chiens prennent la fuite du laboratoire de recherche gouvernemental. Dans leur élan, paniqués par les cris des singes, lapins et souris, ils cassent une cage de verre contenant un virus mortel. Au-delà des clôtures, affamés et terrifiés, Snitter, un gentil Fox Terrier, et Rowf, un Labrador cynique et plus âgé, découvrent que le monde extérieur n’est pas le paradis qu’ils espéraient… Ayant passé sa vie dans un laboratoire scientifique, Rowf n’est pas surpris par le terrain morne et inhospitalier, et par la malveillance des quelques êtres humains qu’ils rencontrent. Par contre, Snitter a déjà connu un bon maître, et bien qu’il ait souffert de plusieurs expériences cruelles, il dispose de quelques souvenirs de ce qu’est la vie civilisée. Il est l’optimiste du duo, et il espère toujours trouver un autre foyer et un maître accueillants. Malheureusement, la population humaine a d’autres projets. à partir du moment où les médias font circuler l’information selon laquelle les chiens pourraient être infectés par la peste, ils sont pourchassés dans chaque recoin. Forcés de se replier plus profondément dans les collines hivernales, Snitter, à l’esprit tortueux, pourrait bien devenir encore plus perturbé. Les deux compères se lient d’amitié avec The Tod, un renard rusé et de bonne humeur, qui va les guider dans leur tentative de fuite, à travers le monde sauvage...

L’animation connaît depuis dix ans un regain d’intérêt et un succès foudroyants. Il est temps d’aller en chercher les perles. Et voici un chef-d’œuvre méconnu des profanes. Le film, sorti en 1982, dépeint le relief accidenté du Lake District en Angleterre. Loin de l’univers de Beatrix Potter, célèbre romancière pour enfants et illustratrice du début du vingtième siècle, dont les sémillants animaux entourant « Pierre Lapin » évoluent dans cette somptueuse région anglaise à la nature préservée, l’escapade de Rowf et Snitter se fait en terrain très hostile. Ce classique des dessins animés britanniques est un grand film. À travers la cavale des deux chiens, c’est bien entendu une parabole critique sur la société contemporaine qu’adresse Martin Rosen : pour les chiens, le pire n’est pas derrière eux, la vie en cage était un moindre mal et la liberté un mirage, qui ne leur fait rencontrer que méfiance et agressivité. Le film frappe par sa tristesse, sa musique mélancolique et tantôt angoissante, et plusieurs scènes crues ne le destinent pas aux enfants. Martin Rosen met en exergue une vive accusation des sévices aux animaux, de la désinformation de la presse et de la méchanceté humaine. Loin d’un Hollywood qui simule l’autocritique irrévérencieuse au final bienveillante, voilà un dessin animé qui cogne. Certes les animaux ont la parole, mais c’est là le seul point commun avec les films d’animation habituels. The Plague Dogs est un film bouleversant, qui ose l’animation réaliste au service d’un récit fataliste, à l’ambiance délétère et à la tonalité sombre.

 

PLAGUE
The Plague, en anglais, signifie : la Peste.

 

CULTE
Le film a été boudé à sa sortie par un public non-averti – on l’aurait été à moins. Il n’est pas destiné aux enfants et les adultes n’avaient pas repris le chemin des salles il y a trente ans pour y voir des films d’animation. Voilà The Plague Dogs devenu film quasi-disparu, et œuvre culte méritée pour les afficionados.

 

DISTRIBUTION
Le film ressort en France grâce à Splendor Films, à qui l’on doit beaucoup de belles aventures cinéphiles récentes dont les ressorties de A Bout de course (Running on Empty, 1988) de Sidney Lumet, Luke la main froide (Cool Hand Luke, 1967) de Stuart Rosenberg et cet automne Frankenstein Jr de Mel Brooks (1974) programmé à Lumière 2011.

 

FILMOGRAPHIE The Plague Dogs est le second film animé basé sur un roman de Richard Adams, et le second avec les voix de John Hurt et Nigel Hawthorne. Le premier fut Watership Down, du même réalisateur, quatre ans auparavant, où des lapins s’enfuient dans la campagne.

 

QUE SAIT-ON DE MARTIN ROSEN ?
Ben pas grand chose. Il a coproduit, en 1968, le film de Ken Russel Love (Women in Love) puis réalisé deux autres longs métrages – peu de choses sur internet, un peu sur IMDb. Il vit en Californie.

 





La Folle escapade
(The Plague Dogs)
Grande-Bretagne, 1982, 1h43, couleur, format 1.85

Réalisation : Martin Rosen
Scénario : Martin Rosen d'après le roman de Richard Adams
Département artistique : Kathleen J. Knabb, Donna K. Baker
Effets visuels : John Allan Armstrong, Tony Guy
Musique : Patrick Gleeson
Montage : Richard Harkness
Production : Martin Rosen

Interprètes : John Hurt (Snitter), Christopher Benjamin (Rowf ), James Bolam (The Tod), Warren Mitchell (Tyson/ Wag), Nigel Hawthorne (Docteur Robert Boycott), Bernard Hepton (Stephen Powell)

Sortie en Grande-Bretagne : 3 décembre 1982.
Inédit en France

Distributeur : Splendor Films

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