Sous le soleil de Satan

Maurice Pialat

France, 1987


Séance exceptionnelle le Alpha Cinéma
Séance exceptionnelle le Alpha Cinéma
L’abbé Menou-Segrais (Maurice Pialat) est doyen d’un petit village en Artois. Son vicaire, l’abbé Donissan (Gérard Depardieu), est obsédé par le mal, et a recours aux mortifications. Menou-Segrais lui dévoile son aspiration à la sainteté. Non loin de là, une adolescente, Mouchette (Sandrine Bonnaire), se cherche en multipliant les aventures avec les hommes mûrs. Donissan s’impose alors de sauver son âme…

La légende Pialat. à Cannes, en 1987, Sous le soleil de Satan reçoit la Palme d’or. Décernée à l’unanimité par le jury présidé par Yves Montand, la récompense vaut à Maurice Pialat un affrontement avec la salle – comme avant lui Godard, Bresson, Tarkovski – à laquelle il déclare : « Je ne vais pas faillir à ma réputation : je suis surtout content ce soir pour tous les cris et les sifflets que vous m’adressez. Et si vous ne m’aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus. » Au Monde, à l’occasion de la sortie du film, il racontera : « ça m’a atteint, vraiment. J’ai été touché à ce point, parce que je me suis dit : “ça ne finira donc jamais.” » à part ça, le film est une grande œuvre. Adapté du roman de Georges Bernanos, publié en 1926, il fut lors l’un des grands chocs littéraires du cinéaste, autant, dit-il, que Balzac, Dostoïevski ou Dickens. Bien sûr, Pialat a « trahi » l’auteur – il le dit et l’assume – mais avec tant de conviction et de justesse que le spectateur ne peut lui reprocher de laisser le message ambigu et ouvert. D’un roman sur la solitude de la foi, Pialat tire un film où il instille une violence sourde et dévastatrice, et dans lequel il retrouve Gérard Depardieu et Sandrine Bonnaire. « J’allais retrouver Maurice pour la troisième fois, dit cette dernière, et j’avais peur de le décevoir, qu’il trouve que j’avais changé en moins bien. Il n’y a pas eu d’improvisation, mais on poussait les choses très loin, on faisait beaucoup de prises. J’y arrivais parce que je sentais un sentiment très fort. » De son côté, Daniel Toscan du Plantier signe sa quatrième production de Pialat : « C’est un réalisateur qui travaille dans le doute, déclare-t-il dans Le Film français. C’est un éternel inquiet. Chaque fois qu’il m’explique qu’il est en train de rater son film, je me contente de lui demander de le rater comme il a raté les précédents ! »

 

MAURICE PIALAT SE SOUVIENT

« La Palme, je n’y croyais pas trop. Nous avions déjà quitté Cannes. Nous étions dans un restaurant de Marseille, quand on nous a localisés, nous laissant entendre avec des précautions ridicules que, peut-être, il vaudrait mieux que nous revenions, oui, même Gérard, bien que, s’il y avait quelque chose, cela ne serait sans doute pas pour Gérard. » (Le Monde, septembre 1987)

 

 

YVES MONTAND
Président du jury, Montand déclara sur France 2 : « La Palme a été donnée à l’unanimité, parce que nous avons considéré que le travail qu’a réussi Pialat est un travail qui met le cinéma sur un autre niveau, à un autre étage. On peut être sensible à des films plus abordables mais heureusement qu’il y a des Pialat, des Godard, des Resnais, pour porter le cinéma à cette hauteur. »

 

 

SANDRINE BONNAIRE - DÉBUTS
Sandrine Bonnaire joue (magnifiquement) Suzanne dans à nos amours, pour lequel elle gagne à seize ans le César du meilleur espoir féminin – elle sera également la plus jeune actrice à recevoir le César de la meilleure actrice pour le rôle de Mona Bergeron dans Sans toit ni loi d’Agnès Varda (1985), à dix-neuf ans. Elle jouera trois fois avec Pialat : À nos amours (1983), Police (1985) et Sous le soleil de Satan.

 

 

MUSIQUE
La musique du film (« Intermezzo, Symphonie n°1 », Henri Dutilleux) est jouée par l’Orchestre National de Lyon, sous la direction de Serge Baudo. Lyonnais-lyonnais-lyonnais…

 

 

SUR IMDB
Un internaute américain : « Wonderful! Fascinating ! Bernanos captured with an obvious anti-clerical twist from Pialat. A cult-movie for art-movies amateurs... If you have seen other Pialat's films, you understand the progression of his art. Very honest film that shakes your bones to the core. »

 





Sous le soleil de Satan
France, 1987, 1h37, couleur, format 1.66

Réalisation : Maurice Pialat
Adaptation : Maurice Pialat d’après le roman de Georges Bernanos
Scénario : Sylvie Danton
Photo : Willy Kurant
Musique : André Dutilleux
Montage : Yann Dedet
Costumes : Gil Noir
Décors : Katia Vischkof
Production : Daniel Toscan du Plantier

Interprètes : Gérard Depardieu (Donissan), Sandrine Bonnaire (Mouchette), Maurice Pialat (Menou-Segrais), Alain Artur (Cadignan), Yann Dedet (Gallet), Brigitte Legendre (la mère de Mouchette), Jean-Claude Bourlat (Malorthy)

Sortie en France : 2 septembre 1987

 

Distributeur : Gaumont

 

Copie sous-titrée en anglais





Diaporama :
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Séances



Vendredi 22 février à 20h45, ITUT LUMIERE / HANGAR / LYON 8
Samedi 23 février à 14h30, ITUT LUMIERE / HANGAR / LYON 8
Mardi 26 février à 16h30, ITUT LUMIERE / HANGAR / LYON 8




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