Les Quatre cavaliers de l'Apocalypse

Rex Ingram

États-Unis, 1921


Séance exceptionnelle le Alpha Cinéma
Madariaga (Pomeroy Cannon), un riche propriétaire argentin, a deux filles : Luisa (Bridgetta Clark), mariée à Marcelo Desnoyers (Josef Swickard) et Elena (Mabel Van Buren), qui a épousé Karl von Hartrott (Alan Hale). Le patriarche n’aime guère son beau-fils allemand, mais affectionne son petit-fils Julio (Rudolph Valentino), fils de Louisa et Marcello, séduisant mondain avec qui il va dans les cafés de La Boca. Lorsque Madariaga meurt subitement, la famille se sépare : une partie part pour la France, l’autre pour l’Allemagne. Quand la guerre éclate, les désaccords se creusent et opposent les membres de la famille...

La Guerre, la Conquête, la Famine et la Mort : voilà ce que sont ces « quatre cavaliers » symbolisant les fléaux de cette apocalypse ravageant les peuples du monde impliqués pour la première fois dans un même conflit. Jeune vétéran d’origine irlandaise, Rex Ingram réalise là son premier film grâce au soutien de la scénariste June Mathis qui a acheté les droits du roman et souhaite tourner avec Rudolph Valentino qu’elle a remarqué dans Les Yeux de la jeunesse (The Eyes of Youth, Max Marcin et Charles Guernon, 1919). D’après Kevin Brownlow, c’est aussi parce qu’il avait travaillé avec Charles Brabin, personnage mystérieux sauf pour Philippe Garnier, qu’Ingram fut choisi par Mathis. Valentino, c’est la première fois depuis le début de sa carrière en 1914 qu’il obtient un premier rôle. Par la suite, comme dans les années soixante pour Presley, les films n’auront de cesse de le mettre en valeur. Mais il est mort plus jeune qu’Elvis et chacune de ses apparitions reste aujourd’hui étonnante. Les producteurs craignaient que le public, sortant de la guerre, préfère des sujets plus gais. Mais le film fut un véritable succès et rapporta aux états-Unis neuf millions de dollars de l’époque, chiffre record du cinéma muet. L’Europe imita l’Amérique, sauf les Allemands, représentés comme des êtres brutaux, arrogants et stupides. Malgré tout, Les Quatre cavaliers de l’Apocalypse fait partie de ces films américains de l’époque qui véhiculent une idéologie pacifiste, dont Marcus Loew, le Président de la Métro, a parfaitement conscience. À part Rex Ingram et Rudolph Valentino, la photographie du film fut particulièrement remarquée : elle est due à John Seitz. C’est grâce à Kevin Brownlow que ce film peut être montré à Lyon, comme il le fut à l’époque ou presque. L’Institut Lumière démarre en effet une série d’hommages à ce grand historien du cinéma muet admiré par les stars de l’époque (qu’il fut le seul ou presque à interviewer dans les années cinquante-soixante) et auquel les amoureux du cinéma muet doivent une reconnaissance éternelle. Pour commencer, Les Quatre cavaliers de l’Apocalypse, puis viendra, fin octobre 2010, la publication de son grand livre sur le cinéma muet : La Parade est passée (Institut Lumière / Actes Sud).

 

L’INVESTISSEMENT

On raconte que la Metro ne paya à Rudolph Valentino que ses costumes de gaucho et de soldat. Pour les séquences parisiennes, l’acteur acheta plus de vingt-cinq costumes à un tailleur new-yorkais. Il mit un an à les payer.

 

ADAPTATION LITTÉRAIRE

Le film est adapté du roman du même titre de l’auteur espagnol Vicente Blasco-Ibanez, grand succès littéraire paru en 1916. C’est le premier tome d’une trilogie sur la guerre : Les Quatre cavaliers de l’Apocalypse (1916), Mare Nostrum (1918, adapté par Ingram en 1926) et Les Ennemis de la femme (1919).

 

REMAKE

Celui de Vincente Minnelli, en 1962, avec Glenn Ford, Ingrid Thulin, Charles Boyer (et Yvette Mimieux !), situé pendant la Seconde Guerre mondiale, toujours en opposant la branche allemande et la branche française d’une même famille argentine.

 

REX INGRAM PAR MICHAEL POWELL

« Rex avait environ vingt-neuf ans, et sa beauté était exceptionnelle. De taille moyenne, il avait les cheveux et les sourcils noirs, un profil parfait, des yeux de rêveur, remarquables. Il portait un bracelet d’or au poignet gauche. Il était vêtu d’un pantalon kaki et d’une chemise à manches courtes. Pieds nus dans des sandales. Ses doigts, mains et pieds, étaient longs et minces. Comme beaucoup d’autocrates Rex s’entourait d’une cour d’excentriques, parmi lesquels des nains, des bossus, des brutes et des clowns. » (Une vie dans le cinéma)

 

L’ACCOMPAGNEMENT MUSICAL

Héritier de la Société des Grands Concerts de Lyon, fondée en 1905 par Georges Martin Witkowski, l’Orchestre national de Lyon peut s’enorgueillir d’un passé prestigieux. Depuis 1969, à l’initiative de la municipalité de Lyon et dans le cadre de la fondation des orchestres régionaux par Marcel Landowski, il est devenu un orchestre permanent de 102 musiciens, sous le nom d’Orchestre philharmonique Rhône-Alpes, administré et soutenu financièrement par la Ville de Lyon, qui le dote en 1975 d’une salle de concert, l’Auditorium de Lyon. Ses différents chefs furent Louis Fremaux, Serge Baudo, Emmanuel Krivine, David Robertson et Jun Märkl. Aujourd’hui, Leonard Slatkin en est le directeur musical, et Laurent Langlois le directeur général. établissement de la Ville de Lyon, l’Orchestre national de Lyon est aujourd’hui subventionné par le ministère de la Culture et par la Région Rhône-Alpes.

 

CHEF D’ORCHESTRE

Ernst van Tiel a travaillé la direction d’orchestre avec Lucas Vis, Gary Bertini, Franco Ferrara et Jean Fournet. Il s’est produit avec les plus grands ensembles dont le Philharmonique de Rotterdam, le Philharmonique de Monte-Carlos, le Philharmonique du Luxembourg ou encore l’Orchestre de l’Opéra Kirov de Saint-Pétersbourg. En novembre dernier, sur une invitation de l’Institut Lumière et de l’Auditorium de Lyon, il a dirigé l’exceptionnelle partition du ciné-concert Alexandre Nevski de Serguei Eisenstein avec l’Orchestre national de Lyon et le chœur du théâtre Mariinsky.

 

L’AUDITORIUM DE LYON

Énorme coquille Saint-Jacques de béton, l’Auditorium de Lyon impose depuis 1975 sa silhouette au cœur du quartier de la Part-Dieu. Conçu par Henri Pottier, Grand Prix de Rome, et Charles Delfante, architecte en chef de la Part-Dieu, il fut la première salle de France construite sans piliers et en béton précontraint. Les travaux débutèrent le 4 avril 1972 et durèrent trois ans. Deux ans plus tard, il hérita du magnifique orgue Cavaillé-Coll du Palais de Chaillot. De 1993 à 2002, l’Auditorium a fait l’objet d’une vaste campagne de rénovation, dont la dernière touche fut en 2001 la rénovation du plancher de scène et l’installation de praticables automatisés. Ainsi rhabillé de neuf, doté également d’un superbe éclairage nocturne, l’Auditorium offre au public un véritable écrin sonore permettant de profiter pleinement des plaisirs de la musique. Et du cinéma !

 





Les Quatre cavaliers de l’Apocalypse
(The For Horsemen of the Apocalypse)
États-Unis, 1921, 2h12, noir et blanc, format 1.33

Réalisation : Rex Ingram
Scénario : June Mathis d’après le roman Les Quatre cavaliers de l’Apocalypse de Vicente Blasco-Ibanez
Assistant à la réalisation : Walter Mayo
Photo : John F. Seitz
Musique : Louis F. Gottschalk (version originale de 1921), Carl Davis (version restaurée de 1993)
Montage : Grant Whytock
Décors : Georges Wakhevitch
Production : Metro Pictures Corporation
Interprètes : Pomeroy Cannon (Madariaga), Josef Swickard (Marcelo Desnoyers), Bridgetta Clark (Luisa), Rudolph Valentino (Julio Desnoyers), Alan Hale (Karl von Hartrott), Mabel Van Buren (Elena), Stuart Holmes (Otto von Hartrott), Alice Terry (Marguerite Laurier), Nigel de Brulier (Tchernoff), Virginia Warwick (Chichí), Wallace Beery (Lieut. Col. von Richthosen)
Sortie aux états-Unis : 6 mars 1921
Inédit en France

 

Ayant-droit : Photoplay Productions

 

Ciné concert

 






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Séances



Vendredi 16 avril à 21h15, DITORIUM DE LYON / LYON 3




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